Sorcelleries : le ballet des mémés

Sorcellerie

 

 

 



Auteur / Illustrateur : Teresa Valero, Juanjo Guarnido
Editeur : Dargaud
ISBN : 978-2-205-06005-8
Nb. de pages : 48 pages
Tome 1

 

 

 

 



Résumé :

Il était une fois... Une petite fée qui décida d'aller au pays des sorcières. Une adorable petite peste qui s'installa chez trois vieilles sorcières déboussolées par cet embarrassant " couffin " ! De mémoire de sorcière, jamais une fée n'avait osé s'introduire sur leurs terres, isolées de tout, y compris du monde moderne. Un sortilège se serait-il abattu ici-bas ?

Mon avis :

Brygia, Sortiléga et Fébris sont trois sorcières qui cohabitent ensemble. La cohabitation ne se passe pas toujours bien et les sorcières s’ennuient. Une nuit, un bébé « frappe » à leur porte. Il est tout de suite adoptée par Sortilega, au grand dam de ses colocataires qui pensent que fée et sorcières ne peuvent pas cohabiter. Rebaptisée Mazel, la petite fée semble se plaire dans sa nouvelle famille. Comme un bonheur n’arrive jamais seul, Panacéa, la nièce des trois sorcières décide de s’installer dans les environs avec sa fille adolescente et son mari. Ce dernier, un humain, va tenter de moderniser le monde des sorcières et de lui apporter la « civilisation ».

J’aime beaucoup cette série pour la jeunesse. Ce premier tome est un tome d’exposition : on en découvre l’univers, les personnages. C’est également dans ce tome que l’intrigue se met en place. Le monde est, pour l’instant, divisé en deux : celui des sorcières et le monde des fées. Ces deux mondes sont bien distincts et ne se mélangent jamais. Le monde des humains n’est pas abordé mais on sait qu’il existe grâce au mari de Panacéa. Les fées paraissent superficielle et assez inintéressante. En parallèle, le monde des sorcières semble plus diversifié (on y rencontre des vampires, loup-garous…) et plus vivant. L’arrivée de Mazel dans le monde des sorcières va perturber cet ordre bien établi.

Contrairement aux fées, les sorcières sont attachantes, notamment, les trois héroïnes. Bourrées de défauts, elles n’arrivent à se mettre d’accord sur quelque chose qu’après des discussions assez agitées. Mais on voit bien qu’elles s’adorent.

L’humour est très présent même s’il n’est pas toujours très fin, mais ce n’est pas ce qu’on demande à une bande-dessinée de divertissement. Ce que je regrette un peu, c’est que la dénonciation de la société de consommation revient trop souvent, ce qui alourdit un peu le récit. Les références sont nombreuses, que ce soit à des œuvres littéraires ou à des sources plus populaires. Je pense que les auteurs ont essayé de plaire à un large public, ce qui n’est pas un exercice facile. Cela n’empêche cependant pas un rythme vif. Il y a peu de temps mort et les gags fusent les uns après les autres.

 J’aime beaucoup le graphisme de cette série. Les personnages, avec leur rondeur  et leurs grands yeux, m’ont rappelé les dessins-animés disney de mon enfance.

Pour conclure, une série sympathique en cette période où les personages antastiques sont à  l'honneur.

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